La diététique et les soins (cadre d'emplois des auxiliaires de puériculture)

Modifié le 04 juin 2021

Famille :

Les concours de la FPT

Dernière mise à jour : février 2021

1. Diététique

L’alimentation de l’enfant représente un des éléments essentiels pour son développement somatique et cérébral (vers 4 ans, le poids de bébé est multiplié par 5 et sa taille par 2) mais également pour son développement psychomoteur, social et affectif. C’est au cours des repas que l’enfant vivra des moments d’échanges privilégiés.

Alimentation des premiers mois : alimentation lactée

Jusqu’à 4-6 mois le lait est le seul aliment de l’enfant étant donné l’immaturité de ses fonctions digestives, métaboliques et immunologiques.

Allaitement maternel

La composition du lait maternel est nutritionnellement adaptée aux besoins physiologiques du nourrisson. Elle évolue au fil du temps pour s’ajuster à sa croissance et à son développement, permet de le protéger contre les infections grâce à ses anticorps, diminue les risques d’allergies et abaisse la prévalence de l’obésité infantile en diminuant la prise de poids dans les premières années de vie, puis adulte. Sans oublier ses avantages psycho-affectifs.

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CONSERVATION DU LAIT MATERNEL : Lors du transport, il convient d'éviter toute rupture de la chaîne du froid. Ainsi, le lait maternel réfrigéré ou congelé est transporté dans une glacière ou dans un sac isotherme. En structure d’accueil, le lait identifié (nom et prénom de l’enfant et date) est conservé au réfrigérateur à 4° C pour la journée

Laits infantiles

Les connaissances plus affinées de la composition qualitative du lait de femme et du lait de vache ont permis depuis une à deux décennies de proposer, expérimenter et fabriquer des produits dérivés du lait de vache adaptés aux besoins de l’enfant.

Ces laits ont pour ambition de se rapprocher au plus près du lait de femme. Ainsi, pour une meilleure digestion, les protéines du lait de vache ont été réduites et modifiées, les glucides ont été sélectionnés. Pour assurer la croissance du cerveau et favoriser son développement les lipides d’origine animale ont été supplémentées en acides gras essentiels (oméga 3 et oméga 6), et les glucides enrichis en galactose (sucre du lait). Enfin, pour veiller au bon fonctionnement du système immunitaire, des vitamines (vitamine C et D) et oligo- éléments (fer) ont été ajoutés.

Le saviez-vous ?

À 1 an, le cerveau du bébé a déjà triplé de volume et à l’âge de 5 ans, il a quasiment le poids d’un cerveau d’adulte.

Ration journalière

Avant l’âge de 5 mois, la ration de lait sur 24 h se calcule selon la règle d'Appert (ci-contre). Lorsque l’enfant a atteint le poids de 6 kg (vers l’âge de 5 mois), il est recommandé un minimum de 500 ml de lait par jour sous forme de préparation de suite (lait 2ème âge) jusqu’à l’âge d’un an puis des laits dits de croissance.

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Diversification alimentaire

La diversification alimentaire correspond au passage d'une alimentation exclusivement lactée à une alimentation variée.

Selon les recommandations actuelles, les aliments sont introduits entre 4 et 6 mois (même les aliments allergènes) afin de réduire le risque de développer des allergies. Durant cette période appelée « fenêtre d’opportunité », la tolérance immunitaire est maximale ; ainsi, l’enfant a moins de risque de réagir à une substance nouvelle.

Vers 4 mois, l’apport de fibres des légumes et des fruits va enrichir son microbiote intestinal, acteur clé de l’immunité de l’enfant.

Pour préserver ses reins encore immatures, aucun sel n’est ajouté et l’apport en protéines animales est contrôlé. La quantité de viande et de poisson ne dépassera pas 10 g au moment de son introduction (vers 6 mois), 20 g entre 1 et 2 ans et à partir de 3 ans 10 g par année d’âge.

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Concernant les matières grasses, l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation) déplore des apports insuffisants dans les repas proposés au bébé. Les matières grasses végétales riches en Acides Gras essentiels (huiles de colza et de tournesol) sont nécessaires au bon développement de son cerveau.

Lors de la diversification alimentaire, les aliments nouveaux sont introduits progressivement et successivement en petites quantités puis augmentés régulièrement, en veillant à toujours respecter un apport d’au moins 500 ml de lait par jour, pour satisfaire les besoins en calcium. Après un an, la quantité de lait ne dépassera pas 800 ml (et autres produits laitiers).

En prévention de l’obésité et du diabète, le GEM-RCN (Groupement d’Etude des Marchés en Restauration Collective et Nutrition) recommande de retarder l’introduction du sucre ajouté et produits manufacturés sucrés, délétères pour la santé de l’enfant.

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Le rôle de l'auxiliaire de puériculture consiste à vérifier la bonne évolution des courbes dont celle de l’IMC et à alerter l’infirmière puéricultrice si une anomalie est observée.

Régime alimentaire

Accueillir un enfant présentant une allergie alimentaire ou une intolérance demande une concertation en équipe et l’élaboration d’un PAI.

Le PAI, projet d'accueil individualisé est un document écrit, élaboré à la demande de la famille, par le médecin de l’enfant. Il précise les adaptations thérapeutiques et le traitement médical à administrer en cas d’urgence.

En cas d’intolérance au gluten (protéine du blé), le Seigle, l’Avoine, le Blé et l’Orge seront exclus de l’alimentation de l’enfant.

Quant à la prévention, l’éviction alimentaire reste le moyen incontournable pour éviter toute réaction de l’organisme.

Elaboration des menus

Pour répondre aux besoins nutritionnels de l’enfant, le repas de midi sera composé d’une crudité, d’une cuidité, d’une portion de viande-Poisson-Œuf, d’un féculent et d’un produit laitier. Le goûter quant à lui sera composé d’un fruit, d’un féculent et d’un produit laitier.

Temps du repas

Source de plaisir, de découverte et d’apprentissage, les repas sont des temps forts de la journée de l’enfant, d’où l’importance du rôle de l’auxiliaire de puériculture qui l’accompagne durant ce temps.

Au cours du repas, l’auxiliaire de puériculture s’installe à la hauteur de l’enfant pour faciliter la communication, propose les aliments en les nommant pour susciter sa curiosité, verbalise le plaisir ou le déplaisir, encourage sa participation active en fonction de son développement psychomoteur, respecte son rythme et ses choix.

Les troubles gastro-intestinaux

Il arrive parfois que l’enfant présente des troubles gastro-intestinaux tels que la diarrhée.

La diarrhée correspond à une émission d’au moins 3 selles liquides par jour. Lorsqu’elle est le symptôme d’une infection intestinale, elle se révèle très contagieuse d’où des mesures d’hygiène rigoureuses.

Dans l’attente d’un avis médical le lait est remplacé par un soluté de réhydratation et, selon l’âge, un régime anti-diarrhéique est proposé à l’enfant (riz, pommes râpées ou en compote, bananes, gelée ou compote de coing, aliments riches en pectines…).

La diarrhée provoque une perte d’eau et d’électrolytes pouvant entrainer une déshydratation.

L’auxiliaire de puériculture repère les signes de déshydratation (teint gris, soif intense, fontanelle creusée…), en évalue la gravité puis en réfère à l’infirmière puéricultrice.

2. Soins

En collaboration et sous la responsabilité de l'infirmier, l'auxiliaire de puériculture réalise des soins d’hygiène et de confort, participe à la réalisation des soins médicaux, discerne le caractère urgent d'une situation pour alerter, applique les protocoles de soins et pratique les gestes de premiers secours.

Délégation ≠ collaboration
Comparativement à la délégation, la collaboration implique un travail d’équipe et non un transfert de responsabilité.

Ces différentes compétences sont listées dans le référentiel d'activités (arrêté du 16 janvier 2006) : prendre soin de l’enfant dans les activités de la vie quotidienne, observer l’enfant et mesurer les principaux paramètres liés à son état de santé, aider l’infirmier ou la puéricultrice à la réalisation de soins dont l’aide à la prise de médicaments, etc.

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Lors d’un soin médical, l’infirmier peut être amené à solliciter l’aide de l’auxiliaire de puériculture.

Son rôle consiste à rassurer l’enfant, répondre au mieux à ses besoins et à veiller au respect des règles d’hygiène, de sécurité et de confort.

A l’issue du soin, l’auxiliaire transmet ses observations par écrit et par oral aux parents et à l’équipe tout en discernant les informations à transmettre dans le respect des règles déontologiques et du secret professionnel.

Soumis au secret professionnel par profession, l’auxiliaire de puériculture ne peut divulguer une information dont il/elle aurait eu connaissance dans le cadre de son activité professionnelle. Cela concerne, tout ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu’il/elle a vu, lu, entendu, constaté ou compris.

Secret professionnel : Articles 226-13 et 226-14 du code pénal

Par contre la loi prévoit des dérogations permettant aux professionnels de briser ce secret afin d’assurer la sécurité des personnes comme dans un cas avéré de maltraitance. Dans ce cas, le principe d’assistance aux personnes en danger est prioritaire à celui de secret professionnel.

L’appel du 119 s’impose.

 

Auteur :

RENAUD Sylvie

Thématique(s) :

Groupe :

Concours de la FPT

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Créé le 04 juin 2021
 

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