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Les concours de la FPT

Dernière mise à jour : février 2021

Le rôle de l’auxiliaire de puériculture cible la prise en charge de l’enfant individuellement ou en groupe, tout au long de sa journée, dans l’objectif de contribuer à son développement en partant de ses besoins fondamentaux.

La vie d’un enfant est ponctuée d’activités très variées. Une activité est un ensemble de phénomènes psychiques et physiologiques correspondant aux actes de l’être vivant. Pour l’enfant, tout est activité : manger, dormir, bouger, regarder, écouter, sentir, jouer, manipuler, gazouiller, etc. Quelle que soit la forme que revêt l’activitéelle aura un effet sur son comportement et participera aux différents registres de son développement.

L’auxiliaire de puériculture a une place importante dans l’accompagnement de l’enfant. Celui-ci est au centre de ses préoccupations et sa démarche d’animation aura un impact sur son bien-être et sa manière d’investir son monde environnant. 

Cette fonction nécessite un savoir-faire et un savoir-être qui demande au professionnel d’adopter une démarche pédagogique en composant avec un certain nombre de facteurs.

Le bien-être de l’enfant se fonde sur la sécurité affective. Pour que ce processus se mette en place dans les meilleures conditions, l’enfant a besoin d’être entouré de personnes bienveillantes à l’écoute de ses besoins.

Des repères qui guident le professionnel dans sa démarche

Dans les premiers mois d’un enfant, le registre psycho-affectif et sensoriel domine, période importante pour fonder sa sécurité affective, condition nécessaire pour qu’il se développe harmonieusement.

Puis l’aspect psychomoteur, avec le besoin de bouger, va apparaitre et amener l’enfant à prendre part à son autonomie par l’expérimentation de soi, des autres et de son environnement. 

Et enfin vers 2/3 ans, l’aspect cognitif et social domine, par le fait d’un besoin d’apprendre et de comprendre, l’enfant ressent le besoin d’acquérir de l’autonomie et une confiance en soi.

Rôle de l’Auxiliaire de Puériculture dans le registre psycho-affectif

  • Privilégier la relation humaine stable et continue pour assurer un cadre contenant ;
  • Interagir par la parole, les jeux de babillage, chansons, mimiques, portage ;
  • Veiller à ce qu’il se sente libre dans ses mouvements ;
  • Laisser à disposition son objet transitionnel ou/et jouets favoris.
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Identifier les besoins de l’enfant

Comment ? L’observer, échanger avec l’équipe et les parents, s’appuyer sur ses connaissances, ajuster ses pratiques éducatives si besoin…

La démarche pédagogique d’un professionnel de la petite enfance s’appuie aujourd’hui sur des connaissances de l’enfant en neurosciences

  • Elles démontrent scientifiquement l’immaturité du cerveau du jeune enfant qui ne demande qu’à se développer en partant de ce qu’il est capable d’intégrer.
  • Chaque expérience vécue demande à l’enfant un effort cérébral considérable et des connections spécifiques pour comprendre et s’adapter progressivement à ce qui lui est demandé. Chaque expérience de vie s’inscrit donc dans son cerveau et conditionne son comportement et ses réactions autant sur le plan physique que mental.

Chaque enfant présente ses propres rythmes et centres d’intérêts. Pour favoriser sa confiance en soi et l’estime de soi, l’adulte veille à ce que l’enfant éprouve de la satisfaction à développer ses propres compétences (théorie des intelligences multiples).

L’idée pour l’enfant de se sentir compris ne se passe pas sans heurts : le langage émotionnel et gestuel domine.

Des techniques adaptées pour mieux communiquer avec l’enfant et préserver la qualité des interactions

La gestuelle pour les plus petits, limiter les « non », lui offrir des solutions pour libérer ses tensions, utiliser des techniques de communication bienveillante, pour les plus grands proposer des alternatives… Quel que soit l’âge, utiliser le jeu comme médiateur dans la relation.

Quelques pistes de travail en amont pour tendre vers une ambiance favorable

  • Réfléchir au choix des activités, jeux, jouets, littérature enfantine, ateliers à thème, etc.
  • Savoir à qui les présenter, où, quand, de quelle manière et dans quel objectif ?
  • Lors d’une activité sous forme d’ateliers : anticiper les besoins en termes de matériel, de temps, de ressources humaines, réfléchir au déroulé et à la fin de l’activité…
  • Diversifier les activités de manière à cibler les différents registres de développement. Se poser la question sous quelle forme présenter l’activité ?
    • Autonome : l’enfant prend l’initiative de… Il est dans le libre choix. Le jeu libre est toujours sous le regard attentif d’un adulte. L’enfant pourra passer d’une activité symbolique à une activité de manipulation suivant son besoin du moment.
    • Accompagnée : l’adulte encourage l’enfant à….  Présence de l’adulte.
    • Orientée : l’adulte met à disposition, induit l’activité et l’enfant dispose.
    • Dirigée : l’adulte donne une consigne précise, un cadre.
  •  Favoriser la motricité libre pour les plus petits et pour les plus grands le libre choix. Pour en savoir plus : « l’activité libre du jeune enfant » jouets, objets et jeux à proposer de la naissance à trois ans, Association Pikler Loczy de France, hors-série Métiers de la Petite Enfance.
  • Réfléchir sur les espaces à privilégier suivant la tranche d’âge et besoins des enfants (moteur, de manipulation, symbolique, d’assemblage, de créativité, d’expérimentation, etc.) et sur le nombre de jeux similaires ou diversifiés…
  • En équipe, penser aux possibles en termes d’organisation. Des exemples :
    • « Portes ouvertes entre sections ». Temps de décloisonnement avec des activités de jeux et/ou des ateliers spécifiques
    • « L’itinérance ludique » de Laurence RAMEAU, centrée sur la libre circulation et le jeu spontané. (Pour en savoir plus, consulter son ouvrage).

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Place et intervention de l’adulte pendant l’activité, quelques principes à respecter

  • Instaurer un climat de confiance, de sécurité affective et physique
  • Veiller à porter une attention particulière à chaque enfant. Un « adulte phare » garant de la sécurité affective et physiquePour en savoir plus, consulter « l’observation professionnelle » d’Anne-Marie Fontaine.

Quelques questions à soulever en équipe pour travailler autour de valeurs communes

  • Comment, quand et pourquoi intervenir lors d’un conflit entre enfants ?
  • Des questions à se poser sur l’enfant qui ne joue pas : peut-on laisser un enfant s’ennuyer ? Ce qui peut être de l’ordre de l’enfant ? Des conditions d’accueil ?
  • Quelles seraient les limites ou les « règles » du jeu ? (Exemple sur le toboggan).
  • Quelle place à donner pour l’objet transitionnel ou « doudou » durant les activités ?
  • Comment valoriser le bien fondé du jeu libre ou activité libre auprès des parents ?

En résumé, ce qui est attendu de l’auxiliaire de puériculture face à une situation :

  • Mettre en œuvre ses qualités humaines et compétences relationnelles ;
  • Savoir émettre un questionnement pertinent centré sur les besoins de l’enfant ;
  • Etre capable de s’appuyer sur ses connaissances de l’enfant pour comprendre et agir ;
  • Avoir connaissance et respecter les règles de prévention autour de l’hygiène et de la sécurité de l’enfant ;
  • Savoir montrer une capacité d’adaptation et de créativité en composant avec les différentes ressources : humaines (équipe, parents, partenaires), matérielles, les espaces, et les supports éducatifs ;
  • Avoir connaissance et se référer au projet éducatif de la structure ;
  • Se former et s’informer.

Auteur :

BOUJONNIER Michèle

Thématique(s) :

Groupe :

Concours de la FPT

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Créé le 01 juin 2021
 

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